Le ballon d’essai lancé cette semaine à Washington, sur une possible annulation de la seconde motorisation du F-35, réalisée par General Electric et Rolls-Royce, est interprété à Londres comme un coup de poignard dans le dos. La nouvelle intervient en effet au moment où débutent les négociations sur la production et les transferts de technologies du JSF, pour lesquels Londres ne cesse de clamer son insatisfaction. En menaçant de la sorte de prendre une position de départ maximaliste, Washington forcerait Londres à des compromis, que ce dernier n’est pas prêt à faire. La rancoeur monte à la Chambre des Communes, où l’on se dit écoeuré du dédain de l’administration Bush pour les sacrifices consentis en Irak.